Ce que mon premier contrat d'édition m'a appris (et pourquoi j'en ris encore un peu jaune)
- Dixie Foucher
- il y a 5 jours
- 3 min de lecture
Quand j'ai signé avec Jets d'Encre pour Sainte Rémi des Livres, j'étais sur un nuage — le genre de nuage confortable et capitonné qui vous empêche de voir le sol arriver. J'avais un roman, un éditeur, et visiblement pas assez de questions à poser : où va l'argent ? qui porte le risque ? qui, dans cette histoire, a vraiment intérêt à ce que le livre soit bon plutôt que juste imprimé ?

J'ai eu ma réponse a posteriori, comme souvent — le sens de l'à-propos n'est pas mon fort. Avec le recul, j'ai eu le sentiment qu'on était surtout pressé d'encaisser ma participation financière et de lancer l'impression, un peu comme on presse un citron : vite, avant qu'il n'ait des doutes. Mon texte, que je sentais moi-même trop conceptuel, est sorti tel quel — persuadé d'être un chef-d'œuvre incompris alors qu'il avait surtout besoin d'un bon coup de peigne et d'un peu moins de moi dedans.
Le tournant : reprendre le contrôle
Alors j'ai fait autrement. J'ai repris ce roman à la main, comme on répare un meuble qu'on aime trop pour le jeter, et je l'ai auto-publié sur Amazon KDP sous un nouveau titre — L'Hyperlivre, la version que je considère enfin comme la mienne.
Pour Le Club des Mystères, la trilogie sur laquelle je travaille aujourd'hui, je démarche directement des maisons d'édition traditionnelles, et je passe aussi par des plateformes comme Édith & Nous, qui ont l'élégance de ne travailler qu'avec des maisons où c'est l'éditeur qui prend le risque financier — un concept qui, je vous assure, change tout.
Ce que je retiens de cette expérience
Cette aventure m'a appris plusieurs choses essentielles :
Le risque financier détermine les priorités. Quand c'est l'auteur qui paie, l'urgence est de rentrer dans les frais. Quand c'est l'éditeur, l'urgence est de vendre — et donc de rendre le livre le meilleur possible.
Un texte a besoin de distance. Mon roman était trop conceptuel, trop « moi ». Il aurait mérité plus de temps, plus de relectures, et surtout plus de questions honnêtes avant l'impression.
L'auto-édition n'est pas un échec, c'est un choix. Sur Amazon KDP, je garde le contrôle créatif, des royalties bien plus élevées (jusqu'à 70% sur les ebooks contre 8 à 15% en édition traditionnelle), et je publie selon mon calendrier.
Autoédition | Amazon Kindle Direct Publishing
Les plateformes sélectives existent. Des services comme Édith & Nous filtrent les maisons d'édition pour ne proposer que celles où l'éditeur investit — un gage de sérieux et d'engagement.
Trouvez un éditeur pour votre manuscrit - Édith & Nous
Conseils pour les auteurs en quête d'un premier éditeur
Si vous cherchez vous-même un premier éditeur, voici les questions à poser avant de signer :
Qui finance l'impression ? (Vous ou l'éditeur ?)
Quelles sont les royalties prévues ? (Pourcentage sur le prix de vente HT)
Qui gère la diffusion et la distribution ? (Librairies, Amazon, autres plateformes ?)
Y a-t-il un accompagnement éditorial ? (Relecture, corrections, conseils ?)
Quels sont les droits cédés et pour combien de temps ?
Demandez toujours, noir sur blanc, qui paie quoi. Votre futur vous, avec le recul, vous remerciera... ou en tout cas, rira moins jaune que moi.




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